Prévention des ITSS : La Doxy-PPE
Notre service
Une dose d'antibiotique après une relation sexuelle pour réduire le risque de syphilis, chlamydia et gonorrhée.
À qui s'adresse le service ?
Le service s'adresse aux hommes gais, bisexuels et autres HARSAH, ainsi qu'aux femmes trans, âgé·e·s de 18 ans et plus, qui :
- utilisent la PrEP ou vivent avec le VIH et reçoivent un traitement;
- et ont eu une ITS bactérienne au cours de la dernière année, ou ont plusieurs partenaires.
Chez les femmes cisgenres, les études n'ont pas montré d'efficacité. Pour les hommes trans et les personnes assignées femme à la naissance, les données manquent encore.
Vous ne correspondez pas à ces critères ? Écrivez-nous ou appelez-nous avant de prendre rendez-vous.
Comment ça se passe ?
- Vous prenez rendez-vous. Sur Clic Santé, cherchez « Doxy-PEP » dans la liste des services.
- Nous évaluons votre situation : vos pratiques, vos antécédents d'ITS et vos derniers dépistages.
- Nous complétons le bilan au besoin. Si votre dernier dépistage date de plus de 4 mois, un dépistage des ITSS et une prise de sang sont prévus.
- Nous décidons ensemble. Nous discutons des bénéfices, des limites et des effets possibles, pour une décision éclairée.
- Vous recevez votre médicament, livré gratuitement, avec un guide d'utilisation détaillé. Le suivi se fait au même rythme que la PrEP, avec un dépistage aux 3 mois.
Est-ce efficace ?
Dans les études, les infections ont diminué d'environ :
- Chlamydia : 74 à 88 %
- Syphilis : 77 à 87 %
- Gonorrhée : 33 à 57 % (effet plus faible)
Études DoxyPEP (2023) et DOXYVAC (2024), menées chez des HARSAH et des femmes trans.
Quand la prendre ?
Une seule dose, après la relation sexuelle, le plus tôt possible : idéalement dans les 24 heures, au plus tard dans les 72 heures. Ce n'est pas un traitement quotidien. Les détails de la prise vous sont expliqués en consultation et dans votre guide.
Ce que la Doxy-PPE ne fait pas
La Doxy-PPE ne protège pas contre le VIH, le mpox, les VPH, l'herpès et les hépatites. Pour le VIH, c'est la PrEP. Le condom et la vaccination complètent votre protection.
Puisqu'elle n'est pas efficace à 100 %, elle ne remplace pas le dépistage régulier.
Une décision éclairée.
Notre équipe est là pour répondre à vos questions et vous accompagner dans une démarche de prévention adaptée à votre réalité.
Se protéger soi-même, c’est aussi protéger ses partenaires.
Prenez rendez-vous dès aujourd’hui sur Clic Santé – cherchez “Doxy-PEP” dans la liste des services.
Doxy-PPE
En quoi la Doxy-PPE est-elle complémentaire à la PrEP ?
Voir la Doxy-PPE comme un simple "ajout" à la PrEP, c'est ne voir qu'une partie de l'image. En réalité, leur combinaison représente une approche de la santé sexuelle beaucoup plus complète et proactive, avec un double impact : pour vous, et pour la communauté.
Une double mission : se protéger et protéger les autres
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Pour vous : Utiliser la Doxy-PPE en plus de la PrEP, c'est reprendre le contrôle et diminuer significativement le fardeau des ITS bactériennes qui peuvent être une source de stress, de traitements répétés et d'inconfort.
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Pour la communauté : C'est aussi un geste de santé publique. En traitant les infections potentielles à la source, les personnes utilisant la Doxy-PPE aident à réduire le nombre total d'infections actives dans la population. C'est une façon de participer activement à freiner la hausse importante des taux d'ITS observée ces dernières années au Québec.
La PrEP : le fondement de la prévention du VIH
Il est essentiel de comprendre que la Doxy-PPE ne remplace jamais la PrEP. Si vos pratiques sexuelles justifient l'utilisation de la Doxy-PPE, cela signifie qu'un risque d'exposition au VIH existe. Pour une personne séronégative, la PrEP doit donc absolument faire partie de la stratégie globale de prévention.
À qui s'adresse cette approche combinée ?
Pour être efficace, une stratégie de santé doit être basée sur des preuves scientifiques solides. Actuellement, les études cliniques qui ont démontré les plus grands bénéfices de la Doxy-PPE l'ont fait au sein d'un groupe bien précis.
Cette approche est donc discutée au cas par cas et s'adresse principalement aux hommes gais, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (gbHARSAH). C'est dans ce groupe que les études ont prouvé que la Doxy-PPE permet de réduire de façon très significative les infections bactériennes à répétition.
Cela inclut les gbHARSAH qui sont :
- Soit des utilisateur·rice·s de la PrEP pour prévenir le VIH.
- Soit des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sous traitement efficace (charge virale indétectable, U=U).
Oui, c'est toujours recommandé et même encore plus important.
Le dépistage tous les 3 mois permet de :
- S'assurer que la stratégie fonctionne bien pour vous, car la Doxy-PEP n'est pas efficace à 100%
- Dépister rapidement les infections non couvertes par la Doxy-PEP (comme la gonorrhée et le VIH).
- Suivre votre santé sexuelle de manière globale. La Doxy-PEP est un outil, pas une exemption de suivi.
C'est une question de résistance. Au fil des ans, de nombreuses souches de la bactérie de la gonorrhée ont évolué et sont devenues résistantes à l'action de la doxycycline. Le médicament n'est donc plus aussi efficace pour l'éliminer. C'est pourquoi la Doxy-PEP reste un excellent outil pour la syphilis et la chlamydia, mais une protection seulement partielle pour la gonorrhée.
Non, absolument pas. La Doxy-PEP ne protège que contre certaines ITS bactériennes (principalement syphilis et chlamydia) et n'a aucun effet sur le VIH, l'herpès, les VPH (condylomes) ou les hépatites. Le condom demeure le seul outil offrant une protection à large spectre contre la majorité des ITS.
Non. Si vous êtes suivi·e ailleurs pour la PrEP ou le VIH, apportez simplement vos derniers résultats de dépistage. Nous recommandons toutefois de regrouper vos suivis au même endroit : vos dépistages et vos renouvellements se font alors en une seule démarche. Pas encore sous PrEP ? Nous l'offrons aussi avec toutPrEP.
Non. Une dose de Doxy-PPE ne suffit pas à traiter une infection. En cas d'écoulement, de brûlure, de plaie ou d'éruption, faites-vous dépister et contactez-nous.
La Doxy-PPE réduit le risque sans l'éliminer, et elle n'agit pas sur toutes les ITS. Une infection peut passer inaperçue : le dépistage permet de la détecter et de la traiter tôt.
C'est possible, comme pour tout antibiotique, et la question est étudiée activement. C'est pourquoi la Doxy-PPE est réservée aux personnes qui en tirent le plus de bénéfices, et que nous réévaluons votre besoin à chaque suivi.
Contenu révisé en octobre 2026. Sources : avis intérimaire du ministère de la Santé et des Services sociaux sur la Doxy-PPE (mars 2025); études DoxyPEP (2023) et DOXYVAC (2024).
Les informations présentées sur cette page sont fournies à titre informatif, ne sont pas exhaustives et peuvent changer selon l'évolution des connaissances. Elles ne remplacent pas une évaluation individualisée par un·e professionnel·le de la santé.